Maxime Mermoz, ancien du XV de France, parle de ses défis après la reconnaissance de son handicap
Récemment, Maxime Mermoz a été reconnu en situation de handicap invisible. Depuis 2015, il fait face à des soucis de santé qui compliquent son quotidien, conséquences qu’il attribue à sa carrière rugbystique.
Dans un post Instagram datant du 23 avril, l’ancien joueur français, actif de 2008 à 2016, a annoncé que la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) le reconnaissait en situation de handicap. « Un handicap invisible, qui ne se voit pas mais affecte chaque jour », partage-t-il.
L’ancien centre, ayant joué notamment pour Toulouse et Toulon, déplore le manque de compréhension entourant ce type de handicap et souhaite sensibiliser le public. « Beaucoup de personnes sont touchées, mais on ne les comprend pas toujours… Parce qu’elles semblent en forme, parce qu’elles ne correspondent pas à l’image typique du handicap. Il faut apprendre à s’adapter. Certains jours sont plus difficiles que d’autres », explique-t-il.
Conséquences du rugby sur la santé
Maxime Mermoz, vice-champion du monde 2011 avec le XV de France, estime que ses problèmes de santé découlent de sa carrière dans le rugby. Dans une interview, il indique que son intention n’est pas de critiquer le rugby, mais de partager la réalité de ce sport. « On subit des chocs à grande vitesse. Ce qui m’est arrivé est lié au rugby, car j’ai subi des impacts directs… Aujourd’hui, on est plus conscient des commotions cérébrales, ce qui est bien. À mon époque, c’était différent », précise-t-il.
Il se souvient d’un coup de poing de l’ancien demi de mêlée des All Blacks, Piri Weepu, qui lui avait perforé le tympan, causant plusieurs jours de sifflements.
Cependant, ces sifflements étaient mineurs comparés à la période de 2015, marquée par le début de ses graves problèmes de santé. Lors d’un stage dans les Alpes avec le RCT, il commence à souffrir d’acouphènes, que l’on attribue initialement à l’altitude. Mais les symptômes persistent et s’intensifient, incluant vertiges et malaises.
Un quotidien difficile
Les spécialistes évoquent la maladie de Ménière, qui provoque crises de vertiges, acouphènes et perte auditive. Le diagnostic n’est pas pris au sérieux au départ, mais les symptômes s’atténuent jusqu’en 2017.
Cette année-là, avec son nouveau club Newcastle, il se rend à Philadelphie pour un match contre les Saracens. « J’étais en forme pendant la préparation d’été, mais dès l’atterrissage, les acouphènes sont revenus. Pendant un entraînement, une crise de vertige a commencé et ne s’est jamais arrêtée. C’était le début de grandes difficultés », raconte-t-il. Aucun spécialiste ne parvient à diagnostiquer son état.
Son quotidien devient difficile. « Vivre normalement était impossible. Parfois, je ne pouvais même pas sortir du lit. Je m’écroulais en plein entraînement et ne pouvais plus m’entraîner », confie-t-il. Il évite de conduire à cause des vertiges, perdant 15 kilos à cause des vomissements. En 2020, il met fin à sa carrière, se sentant à seulement « 10 ou 20% » de son potentiel. Déprimé, il trouve du soutien auprès de son fils Aaron.
Un espoir en 2022
En 2022, Maxime Mermoz voit une amélioration grâce au Dr Elzière, une ORL qui lui recommande une nouvelle IRM. Le diagnostic tombe : une rupture hémato-labyrinthique. « C’est une rupture dans le labyrinthe de l’oreille, causant des dysfonctionnements », explique-t-il.
Il n’a pas subi d’opération mais a reçu des injections qui ont espacé les crises. Depuis trois ans, il n’a plus besoin d’injections. Bien qu’il conserve des séquelles, comme une perte auditive de l’oreille gauche, il a repris une vie plus ordinaire. Il a créé la ‘Maxime Mermoz Academy’ pour offrir du coaching.
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


