Lorenzetti explique le rôle de Farrell et Kolisi dans le changement au Racing 92
Jacky Lorenzetti ne mâche pas ses mots. Après une saison décevante et les départs anticipés d’Owen Farrell et Siya Kolisi, le président du Racing 92 opère un changement de cap dans la stratégie du club. Moins de stars au profit de jeunes talents, et une ambiance plus détendue : il revoit tout.
Résumé des faits
Jacky Lorenzetti se sent « trahi » par Owen Farrell, parti plus tôt que prévu après avoir prétexté une blessure, avant de réapparaître avec les Lions britanniques cet été.
Siya Kolisi est également critiqué : après une saison peu convaincante, le Sud-Africain a lui aussi quitté le club un an après son arrivée, sur une note de déception.
Le Racing 92 abandonne sa stratégie basée sur les stars et se concentre désormais sur les jeunes issus de la formation, sous la direction de Patrice Collazo.
Lorenzetti prépare sa succession et cherche un actionnaire minoritaire, prêt à acquérir 40 % du club pour accompagner un nouveau cycle.
Le cas Farrell fait des vagues
Jacky Lorenzetti digère mal le départ d’Owen Farrell. Dans un entretien avec L’Équipe, il revient sur le départ de l’ouvreur anglais, arrivé avec de grandes attentes et reparti chez les Saracens après une saison presque blanche. Officiellement blessé, Farrell a finalement participé à la tournée des Lions britanniques, provoquant la colère du président.
Lorenzetti parle de trahison et pointe une attitude qu’il juge « malhonnête » d’un joueur qui, selon lui, n’a pas respecté ses engagements.
Un nettoyage radical avec Kolisi et d’autres
Farrell n’est pas le seul critiqué. L’affaire Siya Kolisi suscite également des reproches. Arrivé en tant que double champion du monde, le Sud-Africain n’a pas répondu aux attentes. Problèmes de forme, blessures, et une fin rapide, à l’image d’un autre échec : Josua Tuisova, jugé peu performant.
Même Stuart Lancaster, ancien sélectionneur du XV de la Rose, n’échappe pas aux critiques.
Le message est clair : ceux qui ne répondent pas aux exigences du Racing version Lorenzetti ne sont plus les bienvenus.
Changement de stratégie
Le président a décidé : fini les stars tape-à-l’œil. Place à la formation, à l’humilité et à l’engagement. L’arrivée de Patrice Collazo au poste de manager s’inscrit dans cette direction : relancer le club avec des jeunes talents comme Léo Carbonneau et Kléo Labarbe, désignés comme les nouvelles figures du Racing.
Le club adopte une approche plus sobre et durable après avoir misé pendant dix ans sur des équipes coûteuses.
Évolution de la gouvernance
À 77 ans, Lorenzetti ne renonce pas immédiatement, mais il envisage l’avenir. Il cherche un nouvel actionnaire minoritaire, possédant 40 % du capital, pour cohabiter avec lui dans la gestion du club.
Ce changement vise à stabiliser le futur du Racing, tout en préservant l’identité souhaitée par son dirigeant : un club exigeant et enraciné.
Retour aux bases
Lorenzetti assure que l’époque des Dan Carter, Finn Russell, Kolisi ou Farrell est terminée. Seul Carter, selon lui, a laissé une trace durable en remportant le Bouclier de Brennus 2016.
Les autres ? Trop coûteux, pas assez performants, trop éloignés du projet.
Ce repositionnement s’accompagne d’une nouvelle dynamique en interne. Des figures fidèles comme Bernard Le Roux, Joe Rokocoko, Dimitri Szarzewski ou Yannick Nyanga ont été conservées ou repositionnées au sein du club. Une logique de loyauté plus forte que celle des contrats luxueux.
Le Racing 92 souhaite reconstruire sur des bases solides. Et Jacky Lorenzetti, malgré sa lassitude affichée, entend encore superviser cette transition qu’il espère salutaire.
Source : https://www.xvovalie.com/


