XV de France : Peato Mauvaka, un talonneur détendu avant les rencontres

A quelques jours d’un match contre l’Angleterre à Twickenham, Peato Mauvaka, talonneur du XV de France, partage son parcours. Devenu un joueur clé à Toulouse et en équipe nationale, il aborde les grands matchs avec une approche décontractée et évoque sa progression récente.

Comment avez-vous évolué depuis vos débuts en 2016?

L’expérience est la clé. J’ai 28 ans, et depuis 2016, j’ai accumulé des matchs, des titres et des sélections avec l’équipe de France. Jouer des grands matchs est devenu une habitude.

Qu’en est-il de votre confiance sur le terrain?

La confiance permet d’aborder les matchs sans pression. Lors de mes débuts, j’étais stressé, mais avec le temps, j’ai appris à gérer cette pression. Julien Marchand et Léo Ghiraldini blessés, j’ai su que je jouerais, ce qui a réduit mon stress.

Ressentez-vous encore de la pression?

Pas vraiment. Que je sois chez moi ou sur le terrain, c’est similaire. Cela a ses avantages et ses inconvénients.

Votre approche de match semble différente…

Mon expérience me permet d’inspirer confiance à mes coéquipiers, même si ma préparation est moins conventionnelle que celle d’autres joueurs.

Avez-vous essayé d’adopter une approche plus sérieuse?

J’ai tenté d’être plus sérieux une fois, mais cela n’a pas fonctionné. J’ai décidé de rester fidèle à ma nature détendue, tout en gardant ma bonne humeur.

L’agressivité vient-elle naturellement?

Oui, dès le coup de sifflet, l’engagement vient naturellement. Je préfère sourire et écouter de la musique avant le match plutôt que de me forcer à être agressif.

Comment gérez-vous les contrastes avec d’autres joueurs plus sérieux?

Parfois, j’évite de croiser le regard de certains coéquipiers pour éviter de rire, surtout avant le coup d’envoi.

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Comment voyez-vous votre progression?

Je suis surpris d’être arrivé ici. Le rugby n’était pas évident au début, mais cela a évolué avec les années. Après une blessure en 2017, j’ai changé mon style de jeu.

Qu’est-ce qui vous motive dans votre parcours?

La perte de mon père en 2018 m’a incité à jouer pour lui. C’est une source de motivation constante.

Y a-t-il eu des moments marquants dans votre carrière?

La Coupe du Monde 2019, le Covid, et la tournée de novembre 2022 ont marqué des tournants. Chacun de ces moments a influencé mon jeu et ma confiance.

Comment travaillez-vous votre physique?

Lors des entraînements physiques, je trouve certains exercices plus faciles que d’autres et j’aime plaisanter avec mes coéquipiers, ce qui peut les agacer.

Seriez-vous plus performant avec les trois-quarts?

Je plaisante souvent en disant que je les devancerais aussi lors des exercices.

Que pensez-vous des commentaires de Scott Hansen sur vous?

Apprendre qu’un entraîneur des All Blacks pense du bien de moi est gratifiant. J’ai grandi admirant cette équipe.

Comment gérez-vous les éloges?

Je préfère les écouter plutôt que les ignorer, même si ma mère est celle qui s’assure que je les vois.

Quel est votre rôle social dans l’équipe?

J’aime mettre de l’ambiance et plaisanter avec mes coéquipiers, notamment avec Uini et Romain, avec qui je suis très proche.

Pourquoi ce lien avec certains joueurs?

Nous avons des origines similaires et avons commencé ensemble dans l’équipe de France, ce qui a renforcé nos liens.

Le tournoi actuel est-il différent?

L’absence d’Antoine Dupont se ressent, car il est un atout majeur pour l’équipe, capable de faire la différence sur le terrain.

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Antoine a-t-il changé de statut après les JO?

Il est devenu plus reconnu, mais il reste toujours le même, plaisantant avec nous et restant un pilier de l’équipe.

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/