Angleterre-France : Romain Ntamack risque-t-il une sanction ?
Il est important de voir les choses positivement. Tandis que ses coéquipiers s’entraîneront intensivement à Marcoussis, Romain Ntamack, demi d’ouverture du Stade Toulousain, sera confortablement installé à Paris. Ce mercredi à 11 heures, il comparaîtra devant une commission de discipline indépendante pour déterminer la durée de sa suspension après le carton rouge reçu contre le pays de Galles au début du Tournoi des VI Nations.
Depuis cet incident au Stade de France à la 71e minute, où Ntamack a heurté la tête de Ben Thomas avec son épaule, il est certain qu’il manquera le match contre l’Angleterre, et probablement d’autres. Pour cet acte jugé déloyal selon la règle 9.13, il pourrait aussi être absent lors des rencontres avec l’Italie et l’Irlande.
Une sanction liée au passif français ?
La commission de discipline doit maintenant se prononcer. Selon les règlements, un acte de faible gravité peut entraîner deux semaines de suspension, mais cela peut aller jusqu’à six semaines pour une gravité moyenne. « La décision dépendra du rapport de l’arbitre, explique Pascal Papé, ancien joueur des Bleus. L’intensité, la vitesse et l’absence de blessure seront pris en compte. Pour moi, une à deux semaines suffisent. »
Papé se souvient de sa propre suspension de dix semaines pour un coup de genou, qu’il avait jugée sévère par rapport à d’autres cas similaires. Il estime que les Français ont souvent été pénalisés plus lourdement en raison de leur réputation historique de joueurs plus agressifs.
Les sanctions inégales entre Français et Anglo-Saxons
Les joueurs français ont souvent été plus sévèrement sanctionnés que leurs homologues anglo-saxons. David Attoub, par exemple, avait été suspendu 70 semaines en 2010 pour une fourchette, malgré des preuves peu concluantes. Etienne Falgoux avait écopé de 7 semaines pour un geste similaire en 2016.
Un traitement différent pour les Anglo-Saxons ?
Ces disparités ont exaspéré certains, comme Franck Azéma, entraîneur de l’ASM, qui a critiqué le traitement privilégié réservé à des joueurs comme Rory Best, coupable du même geste sans sanction. Avec un membre irlandais dans la commission, certains craignent que Ntamack ne soit absent lors du match à Dublin le 8 mars.
Pascal Papé tempère cependant ces inquiétudes, affirmant que les commissions sont devenues plus justes et rationnelles ces dernières années, avec des sanctions mieux définies.
Stratégie de défense pour Ntamack
Papé souligne que les auditions devant la commission ne sont pas des procès. « Ce sont des échanges, et la sanction est souvent déjà décidée à l’avance », dit-il. Ntamack pourrait être accompagné de Raphaël Ibañez et d’Edward Reay-Jones pour sa défense. Philippe Saint-André conseille de reconnaître l’erreur pour obtenir une réduction de peine. Avec un stage de sensibilisation au plaquage, Ntamack pourrait peut-être ne purger que deux semaines de suspension, le rendant disponible pour le match contre l’Italie.
Source : https://www.20minutes.fr/


