Nouvelle convention LNR-FFR : les enjeux pour le XV de France avant le Championnat des nations

À l’approche du Championnat des nations, prévu du 6 au 29 novembre, la nouvelle convention entre la Ligue nationale de rugby (LNR) et la Fédération française de rugby (FFR) suscite des interrogations. Elle aborde des points comme la disponibilité des joueurs, leur santé et l’organisation des partenaires d’entraînement, ce qui peut influencer les décisions du sélectionneur Fabien Galthié.

Quels sont les enjeux de la nouvelle convention avant le Championnat des nations?

La saison 2026-2027, qui précède la Coupe du monde 2027 en Australie, introduit une convention entre la LNR et la FFR. En vigueur depuis le 1er juillet et jusqu’en 2031, elle vise à préparer les Bleus tout en évitant une surcharge de travail pour les joueurs les plus utilisés.

Avec un calendrier chargé souvent comparé à une « machine à laver », la première édition du Championnat des nations, qui se déroule en juillet et novembre, s’ajoute au Tournoi des 6 nations, soit douze matchs internationaux pour le XV de France. La convention inclut un dispositif expérimental pour protéger 33 joueurs, avec des recommandations sur leur temps de jeu et leurs périodes de repos.

L’objectif est double: permettre à Fabien Galthié de former une équipe compétitive et garantir que les joueurs bénéficient de suffisamment de récupération. Cette application est suivie de près, surtout à l’approche du Mondial, alors que le Top 14 s’inquiète de l’augmentation des blessures dues à un enchaînement de matchs. Un groupe d’experts scientifiques indépendants a été mis en place pour évaluer la charge de travail et proposer des ajustements si nécessaire.

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Qu’implique le statut de joueur « protégé »?

Le dispositif repose sur deux principes: les clubs doivent offrir un week-end de repos sur quatre à ces joueurs, ou deux sur huit. Le staff du XV de France doit limiter à neuf le nombre de sélections pour chaque joueur protégé sur les douze matchs internationaux de la saison.

Par exemple, Yoram Moefana, joueur de l’Union Bordeaux-Bègles, a été ménagé pour un match de Top 14 contre La Rochelle. Son manager a souligné l’importance de respecter les engagements pris avec le XV de France pour optimiser sa préparation internationale. Si Moefana joue les quatre matchs de novembre, il ne pourrait participer qu’à deux des cinq matchs du Tournoi des 6 nations. En revanche, son coéquipier Maxime Lucu ne figure pas sur la liste des protégés, bien qu’il ait été sollicité trois fois cet été.

La convention influence-t-elle les choix de Fabien Galthié?

Les nouvelles règles de mise à disposition peuvent quelque peu limiter les choix du sélectionneur, notamment pour les partenaires d’entraînement. Les rotations sont désormais encadrées pour réduire l’usure due aux déplacements fréquents entre les clubs et Marcoussis.

Durant la fenêtre internationale d’automne, les partenaires d’entraînement ne peuvent effectuer que deux allers-retours avec leur club (trois lors du Tournoi des 6 nations). Cette règle peut restreindre la participation de certains joueurs, comme Théo Forner, malgré son bon début de saison.

La convention prévoit aussi que si un club a huit joueurs ou plus sélectionnés, il ne sera pas sollicité pour le groupe des 14 autres joueurs, sauf accord exceptionnel. Cela pourrait affecter des clubs comme l’Union Bordeaux-Bègles, en compliquant la convocation de certains joueurs.

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Ces dispositions influencent donc la composition des équipes au-delà des critères sportifs. Cependant, l’absence d’un joueur donné n’est pas nécessairement une sanction. Par exemple, Nicolas Depoortère a été rappelé pour remplacer un joueur forfait, illustrant une gestion basée sur la forme du moment.

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/