Hausse des Prix du Carburant : Un Défi pour le Sport Amateur

Les joueurs du club de rugby à 5 de Dinard ont annulé leur participation à un tournoi à Landivisiau, à environ 200 kilomètres, en raison des coûts élevés du carburant. Le président Antony Stafford a expliqué que le minibus habituel n’était pas disponible, ce qui aurait obligé les joueurs à utiliser leurs véhicules personnels. Il a préféré qu’ils économisent le carburant pour leurs trajets professionnels.

Si les prix du carburant ne baissent pas, Antony Stafford anticipe que son équipe pourrait manquer d’autres rencontres et tournois. Pour le moment, ils envisagent de se limiter aux déplacements plus proches. Comme Dinard, de nombreux clubs amateurs ressentent la pression des prix du gazole et de l’essence, ce qui rend les week-ends de compétition de plus en plus coûteux.

Les parents toujours mobilisés pour les transports

Guénaël Burlot, président du club de football de Plaintel, affirme que le budget serré du club est impacté par ces coûts. Pour les jeunes équipes, la solidarité parentale est essentielle, avec les parents se relayant pour les déplacements. Bien que cela entraîne des frais supplémentaires pour eux, ils continuent de soutenir leurs enfants.

La première équipe, récemment promue en Régional 1, est particulièrement touchée par ces coûts. Les déplacements fréquents dans le Finistère, d’une durée d’une heure trente à deux heures, pourraient entraîner un surplus de dépenses estimé entre 3.000 et 5.000 euros si les prix ne diminuent pas.

Conséquences économiques pour le sport amateur

Pour soutenir le foot amateur, la Fédération française de football a débloqué 1,5 million d’euros en bons essence pour les clubs en difficulté. Des clubs comme le Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball, avec un budget transport de 100.000 euros, ressentent durement la hausse des prix. Malgré tout, les clubs doivent continuer à se déplacer, sous peine de sanctions financières plus coûteuses que les trajets eux-mêmes.

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Les équipes de jeunes bénéficient de l’aide des parents, avec un soutien financier et des réductions d’impôts en fin d’année en fonction des kilomètres parcourus. Cependant, Jean-Luc Bosse, président du club, reconnaît que mobiliser les parents pourrait devenir plus difficile.

Budget restreint pour les sports mineurs

Pour les sports avec peu de licenciés, les longs trajets sont fréquents. Quentin Roussel, président du club Pacé Rink-Hockey, mentionne les déplacements réguliers en Nationale 2, parfois en train, mais souvent en minibus, ce qui est coûteux avec le prix actuel du carburant.

Avec un budget annuel variant entre 50.000 et 100.000 euros, Quentin Roussel anticipe des choix difficiles concernant l’affectation des ressources. Les fonds dépensés en carburant ne seront pas disponibles pour le matériel ou la formation. Les clubs cherchent donc de nouveaux sponsors, mais trouvent que la générosité des partenaires est en baisse, en raison de la crise qui affecte également ces derniers.

Source : https://www.20minutes.fr/