Une alliance conclue entre Géorgie, Portugal, Roumanie et Espagne à Tbilissi
Les fédérations de Géorgie, du Portugal, de Roumanie et d’Espagne ont signé un mémorandum de coopération pour collaborer au sein de Rugby Europe et de World Rugby. Ce document, signé à Tbilissi le 28 septembre et annoncé le 2 octobre, est présenté par les quatre nations comme un partenariat stratégique. L’objectif affiché est de renforcer le rugby dans ces pays et d’accroître leur compétitivité à l’international. Ces nations ne participent pas au Tournoi des 6 Nations.
Signature à Tbilissi et annonce publique
Cet accord ne crée pas de nouvelle organisation, mais vise à agir au sein de Rugby Europe et de World Rugby. L’intention est de coordonner des demandes habituellement portées individuellement : compétitions, calendrier, financement et gouvernance. Une démarche commune pourrait renforcer l’impact de ces demandes. Lorsque les quatre fédérations s’expriment d’une seule voix sur des sujets comme le calendrier ou les formats de compétition, leurs intérêts deviennent plus visibles. Un comité de coordination, dont la présidence sera tournante, gérera ces efforts conjoints.
Axes de coopération sans budget précisé
Les fédérations ont identifié plusieurs axes de coopération, notamment le haut niveau, la formation des entraîneurs et le développement du rugby chez les jeunes. Elles envisagent aussi de nouveaux formats de compétition entre elles et explorent des opportunités commerciales communes, ainsi que des positions coordonnées dans les organismes internationaux. Ces initiatives pourraient avoir un impact durable, même s’il est moins spectaculaire qu’une nouvelle compétition : échange d’expertises, collaborations entre entraîneurs, développement des jeunes talents. Cependant, elles n’ont pas précisé de programme commun, de budget ou d’objectifs concrets.
Exploration de nouveaux matchs
Pour les amateurs de rugby, la nouveauté la plus tangible pourrait être l’organisation de matchs supplémentaires entre ces équipes. Un cadre plus exigeant pourrait aussi être envisagé. Le communiqué évoque une étude et non une décision de compétition. L’accord ne garantit pas non plus que les quatre fédérations obtiendront satisfaction auprès des instances internationales. Pour l’instant, le changement est d’ordre politique et organisationnel. Les fédérations ont exprimé leur volonté de collaborer, avec un comité de coordination et des champs d’action définis.
Le prochain test sera la première proposition concrète. Un projet de compétition avec un format, des dates et un financement permettrait d’évaluer son impact sportif. Une initiative de formation commune montrerait que la coordination va au-delà du simple communiqué. Une position commune dans une instance le démontrerait également. Jusqu’à présent, le projet se résume à ceci : quatre fédérations, une voix unifiée, en dehors du Tournoi des 6 Nations, à partir d’un mémorandum signé le 28 septembre à Tbilissi.
Source : https://www.xvovalie.com/


