Assassinat de Federico Martin Aramburu : Le Priol invoque un « réflexe militaire » mais risque la prison à vie

La onzième journée du procès concernant l’assassinat de l’ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu s’est tenue ce lundi. Loïk Le Priol, principal suspect et ancien militaire, a expliqué ses actions devant la cour d’assises, qualifiant son geste de « réflexe militaire », sans intention de tuer. Il risque la prison à perpétuité.

Déroulement du procès

Deux individus liés à l’ultradroite, dont Loïk Le Priol, sont jugés pour l’assassinat de Federico Martin Aramburu, abattu à Paris après une altercation. L’événement est survenu après une dispute dans un bar, qui a rapidement dégénéré.

Déclarations et contexte

Le Priol a affirmé devant le tribunal avoir agi en légitime défense, évoquant un « tabassage total » lors de l’incident. Il affirme que ses tirs n’étaient pas destinés à tuer.

Confrontation des versions

Accusés d’assassinat, Loïk Le Priol et Romain Bouvier nient avoir voulu tuer l’ancien joueur argentin. Le Priol maintient sa version, affirmant avoir subi des provocations et une agression physique avant de tirer.

Analyse des experts

Les experts psychiatres ont décelé chez Le Priol des traits psychopathiques, décrivant une tendance à se victimiser et à éviter ses responsabilités. Le Priol admet un attrait pour les armes et l’alcool, mais ne considère pas cela comme pertinent dans le contexte du procès.

Un procès médiatisé

Le procès a attiré l’attention des médias, notamment en raison des personnalités impliquées. Le Priol a minimisé son engagement politique à l’extrême droite et a nié toute motivation raciste, malgré la découverte de contenus douteux sur son téléphone.

Il se pourrait que le verdict tombe ce vendredi, avec la possibilité d’une condamnation à perpétuité pour Le Priol.

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Source : https://rmcsport.bfmtv.com/