Cinq clubs français confrontent les Fidji avec des primes pouvant atteindre 50 000 euros par joueur
Jusqu’à 50 000 euros par joueur : cinq clubs français sont en désaccord avec la fédération fidjienne. Vannes, Castres, Aurillac, Mont-de-Marsan et Provence Rugby sont impliqués dans un différend concernant environ quinze joueurs recrutés cet été en Top 14 et Pro D2.
La question porte sur des indemnités de formation exigées par les nouveaux responsables fidjiens. Des lettres de sortie internationales auraient été retenues tant que ces compensations, pouvant s’élever à 50 000 euros par joueur, n’étaient pas payées. Or, selon les règles de World Rugby, le non-paiement d’une indemnité de formation ne devrait pas empêcher le transfert administratif d’un joueur libre.
Deux procédures distinctes mais un problème commun
Le cas combine deux procédures différentes. D’une part, la lettre de sortie internationale, nécessaire pour enregistrer un joueur dans son nouveau pays et prouver qu’il est libre de tout contrat. D’autre part, les indemnités de formation fixées par World Rugby, dont le montant dépend de la situation du joueur et des accords entre les parties. Normalement, l’émission de la lettre ne devrait pas être conditionnée par le paiement de ces indemnités.
Les clubs français concernés pensent avoir suivi correctement les étapes du recrutement. En réponse aux départs fréquents de jeunes joueurs sans contrepartie financière pour les structures fidjiennes, Suva a adopté une position plus stricte. World Rugby doit maintenant décider si les montants sont conformes et sous quelles conditions ils doivent être versés. Une résolution est attendue dans les semaines à venir, au-delà des simples cas individuels.
Cinquante mille euros par joueur, cinq clubs mentionnés, une quinzaine de cas : ce différend remet en question le modèle de recrutement des joueurs fidjiens dans les ligues françaises.
Source : Le Rugbynistère (21/09/2026), d’après Midi Olympique.
Source : https://www.xvovalie.com/


