Procès Aramburú : Les accusés baissent les yeux face au portrait élogieux de « Fede »
Procès à la cour d’assises de Paris
À Paris, lors du procès en cours, le terme « solaire » revient souvent pour décrire Federico Martín Aramburú. Cet ancien rugbyman argentin, victime d’un meurtre en mars 2022 par Loïk Le Priol, était connu pour son sourire et sa gentillesse, et laisse derrière lui une grande tristesse. Au sixième jour de l’audience, sa mère et ses amis du milieu du rugby parlent d’un homme souriant, pacifique et courageux. Un ami le résume simplement : « C’était Fede ».
Surnommé « numero dos »
Connu comme le « numero dos » par ses anciens coéquipiers du Biarritz Olympique, Federico est profondément regretté. Sa mère, Maria Cecilia Raquel Aramburú, exprime sa douleur. Elle accuse le meurtrier de haine, évoquant l’extrême droite et les comportements brutaux des accusés.
Un acte de violence incompréhensible
Selon sa mère, ce crime aurait pu être évité, et Federico est tombé sur des personnes armées de haine et d’armes à feu. Les accusés, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, poursuivis pour assassinat et tentative d’assassinat, nient l’intention de tuer après une altercation dans un bar parisien. Le président de la cour cherche à comprendre ce qui a pu mener à cette violence. Gonzalo Quesada, entraîneur, suppose que Federico a agi pour défendre un ami. Connu pour son calme, il n’avait jamais reçu de carton rouge, et ses proches le décrivent comme cherchant à éviter les conflits.
Des fêtes sans débordement
Les célébrations après les matchs avec Federico étaient festives mais sans débordement. Thomas Lièvremont affirme que même lors de longues soirées, il n’y a jamais eu de problème. Gonzalo Quesada ajoute que l’alcool le rendait simplement plus joyeux, rendant sa mort encore plus incompréhensible. Sa mère considère son décès comme une injustice, qui aurait été plus supportable s’il était dû à un accident.
Un homme de convivialité
Ses amis et sa famille se souviennent de lui comme d’une personne conviviale, passionnée par le rugby et sa carrière dans le vin. Gonzalo Quesada souligne son humanité et son goût pour la discussion plutôt que pour la confrontation. Selon sa mère, il a grandi dans un environnement démocratique en Argentine, valorisant l’unité et la liberté.
Dans son témoignage, Maria Cecilia Raquel Aramburú exprime l’idée que les accusés doivent comprendre l’humanité. Elle estime qu’ils ont besoin d’un environnement sécurisé pour apprendre ce que signifie être humain, non pas comme une punition, mais pour leur permettre de comprendre la vie.
Source : https://www.20minutes.fr/


