Le XV de France est-il surestimé face au Pays de Galles ?

Avec des crampons aux pieds et un ballon de basket à la main, Fabien Galthié s’est avancé vers les journalistes présents à Marcoussis pour observer l’entraînement de l’équipe de France avant le match contre le pays de Galles dans le Tournoi des VI Nations. Avant de rejoindre son équipe, le sélectionneur a lancé un bref « Belle journée, même avec la pluie. »

Le crachin essonnien ne serait pas la seule chose à perturber Galthié, qui fait face à certaines critiques. Depuis sa prise de fonction en 2020, les Bleus n’ont remporté qu’un Grand Chelem, en 2022, avec plusieurs deuxièmes places. « Trois deuxièmes places, c’est très bien pour moi, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Mais nous voulons faire mieux. »

Galthié n’est pas le seul à vouloir s’améliorer. Antoine Dupont, entre autres, a exprimé sa déception concernant le palmarès de l’équipe par rapport à son potentiel. Après de bons résultats en test-matchs et des performances en Coupe d’Europe, beaucoup espèrent voir l’équipe de France ajouter de nouveaux trophées à son palmarès.

Les défis à venir

En 2023, la Coupe du monde à domicile a été un coup dur avec une élimination face à l’Afrique du Sud en quart de finale. Bien que cet épisode soit derrière nous, l’Irlande reste une équipe à surveiller.

Vainqueurs à Marseille l’année dernière, les Irlandais accueilleront l’Angleterre et la France à l’Aviva Stadium, où les Bleus ont peu gagné. Même si l’équipe irlandaise semble moins dominante, elle représente toujours un défi, comme l’indique Vincent Clerc, ancien ailier des Bleus.

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Prudence nécessaire

Pour atteindre un taux de victoire de 80 %, que Galthié met en avant, la France devra s’imposer en Irlande ou en Angleterre, en plus de ses autres rencontres. « Les équipes anglo-saxonnes sont toujours compétitives », souligne l’ancien joueur Rémy Martin. « L’Ecosse est aussi en progression. »

Avec les absences de Thibaud Flament, Charles Ollivon et Damian Penaud, l’équipe de France est privée de certains de ses meilleurs éléments. François Clerc note que même si l’effectif est solide, certains joueurs comme Thibaud et Damian peuvent faire la différence.

« Les blessures peuvent nous poser problème », ajoute Rémy Martin. Atonio, récemment remis d’une blessure, et Cyril Baille, de retour après une longue absence, sont des sujets de préoccupation.

Stratégie et jeu

La touche sera un secteur clé, avec Alexandre Roumat intégré pour sauter en alignement. « Il a un profil intéressant pour nous en deuxième ligne », a déclaré Galthié.

La stratégie de l’équipe de France sera également observée. Inspirée du jeu offensif du Stade Toulousain et de l’Union Bordeaux Bègles, la France pourrait intégrer davantage de relances et de jeu dynamique. « Nous espérons voir l’équipe de France utiliser tout son potentiel offensif, tout en gardant un équilibre dans le jeu », conclut Vincent Clerc.

Source : https://www.20minutes.fr/