Non-lieu pour deux Français accusés de viol confirmé par la Cour suprême de Mendoza

Accusés de viol aggravé en 2024 lors d’une tournée en Argentine avec le XV de France, Hugo Auradou et Oscar Jegou avaient été blanchis par un non-lieu. Suite à un appel, la Cour suprême de Mendoza a confirmé cette décision jeudi pour les deux joueurs.

La plus haute juridiction de Mendoza, province argentine, a validé jeudi le non-lieu pour Oscar Jegou et Hugo Auradou, accusés de viol en 2024, et innocentés par deux instances, selon l’avocate de la plaignante. La Cour a communiqué sa décision aux parties, a rapporté Me Natacha Romano à l’AFP.

Sur instruction de la plaignante, l’avocate Romano a annoncé qu’elle déposerait un « recours extraordinaire » auprès de la Cour suprême nationale d’Argentine à Buenos Aires.

Au moment des faits, Jegou et Auradou, âgés respectivement de 21 et 20 ans, avaient été accusés de viol aggravé sur une Argentine de 39 ans dans leur chambre d’hôtel à Mendoza, après une soirée alcoolisée. Selon les joueurs, les rapports étaient consentis, tandis que la plaignante soutenait le contraire. En décembre 2024, après cinq mois de procédure, une juge avait décidé de ne pas poursuivre les deux joueurs, suivant le ministère public. Cela a évité un procès.

Nouvelle démarche de la plaignante

En février 2025, le non-lieu avait été confirmé en appel par la justice de Mendoza, qui avait estimé qu’il manquait des preuves suffisantes pour une accusation sérieuse. Me Romano avait alors saisi la Cour suprême provinciale en cassation.

Lors de l’audience de juillet, elle avait demandé l’annulation du non-lieu, invoquant une « enquête défaillante » et une « expertise irrégulière ». Jegou et Auradou avaient assisté à l’audience à distance depuis la Nouvelle-Zélande où ils se trouvaient avec le XV de France. La plaignante, présente, avait interpellé l’avocat argentin des joueurs, Me Rafael Cuneo Libarona, sur d’éventuels paiements, sans obtenir de réponse.

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L’avocat français des deux rugbymen, Me Antoine Vey, avait estimé que l’affaire était « définitivement jugée », sauf en cas de « démarche irrationnelle ». Me Romano a toutefois répété son intention d’épuiser tous les recours possibles. Après les juridictions provinciales, elle envisage de porter l’affaire devant la Cour suprême nationale et, si nécessaire, la Cour interaméricaine des droits de l’Homme. « La famille de la victime m’a donné l’instruction de saisir la Cour suprême nationale », a-t-elle confirmé à l’AFP.

Les détails du jugement de la Cour suprême de Mendoza n’étaient pas accessibles jeudi. Interrogé sur la situation des joueurs lors de leur comparution en visioconférence, le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, avait déclaré qu’ils avaient « passé un cap ».

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/