Le Stade Toulousain, une équipe redoutable selon Gaël Fickou
Le Racing 92, un club de rugby de la région parisienne, a connu une lourde défaite en demi-finale de Top 14 vendredi dernier. Sous la direction de Patrice Collazo, l’équipe a été largement dominée par le Stade Toulousain qui s’est imposé 71-17. Ce match, disputé au Vélodrome, a permis au Stade Toulousain de se qualifier à nouveau pour la finale où ils affronteront Montpellier au Stade de France samedi soir.
Dans le podcast Rugby Confidential, Gaël Fickou, joueur du Racing 92, a reconnu la supériorité du Stade Toulousain sans invoquer d’excuses, même concernant la fraîcheur : « Le manque de fraîcheur a-t-il joué un rôle ? Je ne pense pas. Nous étions bien préparés et avions eu du repos. Les Toulousains avaient une semaine de plus, mais d’autres équipes ont déjà gagné en enchaînant les matchs. Ce n’est pas une excuse. Ils étaient mieux préparés et habitués aux phases finales. Cela faisait un moment que nous n’étions pas en demi-finale… Chapeau à eux. »
Une approche de jeu distincte
Fickou a également évoqué la philosophie de jeu du Stade Toulousain. Depuis longtemps, leur jeu se distingue par sa fluidité et sa capacité à éviter les rucks. Quand d’autres équipes adoptent des schémas très structurés, les Toulousains optent pour un jeu debout, favorisant la continuité du mouvement.
Selon Fickou, cette stratégie est difficile à contrer : « Leur style de jeu est particulièrement ardu à défendre. Ils sont l’une des rares équipes à le pratiquer de cette manière, avec peu de rucks et un jeu debout. Cela fixe plus de défenseurs et laisse moins de temps pour se réorganiser. Les actions comme lorsqu’Antoine Dupont croise en chistera montrent cette difficulté. Moins de rucks signifie moins d’opportunités de ralentir le jeu, et cela consomme plus de défenseurs. »
Une formation dès le plus jeune âge
Fickou explique que cette philosophie de jeu est inculquée dès les catégories de jeunes. Il admet avoir perdu cette « culture toulousaine » en jouant pour d’autres clubs comme le Stade Français ou le Racing. « À Toulouse, passer par le sol était interdit. On devait toujours privilégier le jeu debout. » Le Montpellier Hérault Rugby saura-t-il contrer ce style toulousain en finale ?
Source : https://www.xvovalie.com/


