Le Stade Toulousain a-t-il diminué l’attrait du Top 14 ?

Il est courant de critiquer le Super Rugby pour ses matchs peu compétitifs et ses défenses laxistes, mais il faudrait d’abord balayer devant notre porte. Ce vendredi soir, le Stade Toulousain a largement battu le Racing 92 en demi-finale du championnat de France (71-17) au Vélodrome, où ils avaient infligé à Bordeaux-Bègles la plus lourde défaite en finale de l’histoire du Top 14 (59-3) il y a deux ans. Le mot « étrillé » semble faible tant Antoine Dupont, revenu à son meilleur niveau, a dominé.

Une domination sans précédent ?

Certains sont impressionnés par cette domination, peut-être inédite depuis la création du rugby en France. Cependant, le grand Béziers des années 70-80 pourrait avoir son mot à dire. Depuis 2019, les Toulousains ont remporté cinq des six Brennus possibles, sans parler des deux titres européens de la même période. On peut se demander quel est l’intérêt actuel de ce championnat. Le but ici n’est pas de critiquer le club toulousain, mais de questionner l’impact de cette domination sur le rugby français, à l’image du PSG dans le football.

Et Toulouse gagne encore

On dit souvent que notre championnat est le meilleur au monde, mais c’est une énigme à l’international. On le privilégie presque aux tournées internationales, ce qui a suscité des plaintes de la part des Néo-Zélandais lors du dernier été. Les stades sont remplis et chaque ville vibre pour son club. Mais finalement, c’est Toulouse qui l’emporte. Même si ce n’est pas encore acté, les joueurs d’Ugo Mola se dirigent vers un quadruplé historique. Leur équipe C peut rivaliser avec n’importe quelle équipe du Top 14. Malgré de bons renforts et un travail acharné des autres équipes, cela reste frustrant et incompréhensible pour beaucoup.

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Le recrutement de Menoncello par Toulouse

La signature de Tommaso Menoncello par Toulouse, bien que des clubs comme La Rochelle et Toulon le convoitaient, soulève la question des disparités entre équipes. Cela influence le terrain, comme vu hier. Le Racing, cinquième de la saison régulière, n’a jamais vraiment cru en ses chances, illustré par une défense désorganisée menant au premier essai toulousain. Patrice Collazo, en conférence de presse, a reconnu la supériorité de l’adversaire.

Montpellier ou le Stade Français pour stopper Toulouse ?

Les coéquipiers de Romain Ntamack, malgré des absences comme Thomas Ramos ou Juan Cruz Mallia, attendent leur adversaire : Montpellier ou le Stade Français. Ces deux équipes, similaires par leur jeu, pourraient-elles enfin faire tomber Toulouse samedi prochain ? Sinon, Toulouse remportera un quatrième Brennus consécutif. Il faudrait alors reconsidérer nos critiques envers d’autres championnats, comme le Super Rugby, qui est souvent jugé pour ses équipes dominantes. Hier, Toulouse a affronté une équipe sans agressivité défensive. Les réactions sur les réseaux sociaux montrent une lassitude croissante face à cette hégémonie.

Source : https://www.xvovalie.com/