La Rochelle : Atonio parle de sa récente expérience
La carrière d’Uini Atonio a pris un tournant inattendu. En janvier, après avoir ressenti une première alerte lors de l’échauffement avant le match de La Rochelle contre Clermont, le pilier droit français a été contraint d’arrêter précocement sa carrière en raison de soucis cardiaques qui rendaient la pratique du rugby impossible. Trois mois après avoir quitté le terrain, le natif de Timaru a partagé son expérience lors d’une interview avec Canal+, affirmant que « ça va de mieux en mieux » et qu’il se sent « plutôt tranquille ». Atonio a évoqué les événements qui l’ont mené à cette décision, alors que Fabien Galthié comptait sur lui pour le Tournoi des 6 Nations. Pensant initialement que le problème était « mécanique », ses médecins ont constaté un sternum légèrement abîmé, identifiant ainsi la source du problème.
Les précautions d’Uini Atonio
« Mais à Clermont, pendant l’échauffement, j’ai ressenti quelque chose de différent, a-t-il confié. C’était étrange car, en tant que joueur, on pense toujours que c’est un problème physique. Quand j’ai appris que c’était lié au cœur, cela m’a un peu inquiété. » Voyant toujours le côté positif, l’ancien international aux 68 sélections avec le XV de France se réjouit d’être encore parmi ses proches. Sa nouvelle vie est rythmée par un suivi médical strict, comprenant « un peu de rééducation » et un contrôle qui devrait être « permanent ». « Pour l’instant, je fais des prises de sang régulières, a-t-il précisé. Ensuite, il s’agit de continuer à faire des exercices d’endurance, mais sans contact. Il faut rester prudent, bien manger et garder son calme. »
Vie après le rugby professionnel
Cependant, certains aspects de sa vie de rugbyman professionnel lui manquent, comme « l’atmosphère des vestiaires, la préparation des matchs » et « les moments partagés après les rencontres » dans le bus ou le vestiaire. Déjà impliqué dans l’encadrement technique de La Rochelle en tant qu’entraîneur de la mêlée, il peut désormais se concentrer pleinement sur sa reconversion, ce qui lui permet de rester connecté au rugby. « Je n’ai pas changé ma façon de travailler, a-t-il confié lors de l’entretien. Je pense juste que l’équipe doit évoluer un peu plus par rapport à avant. » Il a également réfléchi en disant : « C’est un privilège d’être rugbyman, et continuer à travailler dans le rugby est une opportunité précieuse ». Un nouveau chapitre s’ouvre pour lui.
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