Affaire Medhi Narjissi : la Fédération française de rugby accusée d’homicide involontaire
La Fédération française de rugby (FFR) est mise en examen pour homicide involontaire après la disparition en mer de Medhi Narjissi en 2024, lors d’un stage avec l’équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud.
Olivier Naboulet, procureur de la République à Agen, a confirmé que la FFR avait comparu et répondu aux questions du magistrat instructeur. Après une audition de quatre heures, la mise en examen a été déclarée.
Réactions suite à la mise en examen
Florian Grill, président de la FFR, a quitté le tribunal sans commentaire. Me Mathias Chichportich a indiqué que la décision de mise en examen est une étape intermédiaire et non une déclaration de culpabilité, jugeant cette décision discutable juridiquement.
Contexte de l’affaire
Medhi Narjissi a disparu le 7 août 2024 lors d’une séance de récupération sur une plage dangereuse en Afrique du Sud. Le corps n’a pas été retrouvé. L’enquête, initialement pour disparition inquiétante, a été requalifiée en homicide involontaire.
Robin Ladauge, préparateur physique, et Stéphane Cambos, ancien manager, ont été mis en examen pour homicide involontaire en 2025. Une enquête administrative a relevé des faiblesses dans la préparation du séjour par la FFR.
Position de la Fédération
La FFR reconnaît des défauts de préparation mais les dissocie du drame, attribuant la responsabilité à l’encadrement. Me Chichportich argue que la faute de choisir un lieu de baignade dangereux n’est pas imputable à la FFR.
La famille de Medhi Narjissi espérait beaucoup de l’audition du président de la fédération, l’accusant de graves dysfonctionnements.
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


