Cyril Baille partage ses défis physiques et son évolution de carrière sans détour
À 32 ans, Cyril Baille, pilier du Stade Toulousain et international avec 57 sélections, traverse une saison compliquée. En juin 2024, il a subi une grave blessure à la cheville, entraînant une fracture et des ligaments arrachés. Après deux opérations, il vit avec des douleurs persistantes et une mobilité réduite. Il doit travailler dur pour retrouver son niveau, ayant perdu sa place de titulaire à Toulouse et en équipe de France.
État de santé et rééducation
Cyril, comment allez-vous ces derniers temps ?
Je me sens mieux. Bien sûr, j’ai encore des douleurs, mais elles s’atténuent grâce au bon travail effectué avec le préparateur physique. Aujourd’hui, les signes sont encourageants.
Avez-vous été à 100% lors de votre retour fin 2025 ?
Revenir de blessure est toujours délicat. J’ai dû composer avec une arthrose post-traumatique et des douleurs persistantes. Néanmoins, je donne mon maximum, même si c’est parfois difficile avec cette cheville. Pierre Cantayre, notre préparateur physique, m’a beaucoup aidé à retrouver une base solide, malgré les limitations permanentes.
Gêne quotidienne
Comment ressentez-vous cette gêne au quotidien ?
Les douleurs sont intenses, surtout le matin lorsque la cheville est raide. Après les entraînements, elle enfle, mais on apprend à s’adapter. Malgré la gêne, je ressens des améliorations grâce au travail sur la force musculaire.
Est-ce dur de vivre avec ces souffrances ?
Se sentir mis de côté est difficile, mais j’ai accepté la situation. C’est le lot du sport de haut niveau.
Changements dans la carrière
Comment vivez-vous le passage de titulaire à remplaçant ?
C’est compliqué, mais c’est la réalité du sport de haut niveau. La performance est essentielle. Lorsqu’on est moins en forme, on sort du circuit.
Comment gérez-vous cela ?
Ce n’est pas facile, mais j’essaie de ne pas m’apitoyer sur moi-même. Je continue à travailler pour l’équipe.
Réflexion sur la santé et l’après-carrière
Pensez-vous à l’avenir, après le rugby ?
Bien sûr. Jouer au rugby comporte des risques, mais on continue par passion. Je me concentre sur chaque match, malgré les douleurs.
Vous avez mentionné être en paix avec votre situation ?
Oui, au départ c’était compliqué. Mais j’ai accepté de ne pas être toujours sur le terrain.
Relation avec le club
Avez-vous eu des discussions avec le staff ?
Oui, notamment avec Ugo Mola après une défaite difficile contre Montpellier. Cela a permis de mettre en place un travail qui porte ses fruits.
Comment avez-vous vécu votre absence lors de la liste des 42 du XV de France ?
J’espérais jouer, mais je n’avais pas beaucoup de matches à mon actif. J’étais content pour Rodrigue Neti qui a bien performé. Être à Marcoussis m’a redonné confiance.
Rêves et objectifs futurs
Rêvez-vous toujours de porter le maillot bleu ?
Oui, même si ma cheville nécessite beaucoup d’attention. Je veux donner le meilleur de moi-même jusqu’à la fin de mon contrat.
Envisagez-vous de prolonger votre carrière ?
Je me concentre sur les prochains un an et demi. Si ma cheville me le permet, je continuerai à jouer, mais je ne prendrai pas de risques inutiles.
Réflexions sur le parcours
Qu’avez-vous accompli au Stade Toulousain ?
Je suis fier de mon parcours au sein du club, de mes succès avec les Boucliers de Brennus et les Coupes d’Europe. J’espère continuer à gagner avec cette équipe.
Comment percevez-vous votre avenir ?
Je prends chaque jour comme il vient, en adaptant mon entraînement pour préserver ma cheville. Mon objectif reste d’enchaîner les matches et de performer pour l’équipe.
Sentiments envers le club
Que représente le Stade Toulousain pour vous ?
Ce club a toujours été une source de motivation pour moi. J’ai envie de terminer fort et de continuer à donner le meilleur de moi-même.
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


