Trois ex-rugbymen de Grenoble de nouveau en justice pour une affaire de viol en réunion

Le procès en appel des anciens joueurs de rugby de Grenoble, Loïck Jammes, Denis Coulson et Rory Grice, débute mercredi à Angoulême. Ces anciens sportifs, reconnus coupables en première instance de viol collectif sur une étudiante, avaient été condamnés à des peines de prison.

Ces trois hommes, impliqués dans une affaire de viol après un match de Top 14 à Bordeaux en 2017, seront jugés à huis clos par la cour d’assises d’appel. En 2024, près de huit ans après l’incident, Loïck Jammes et Denis Coulson avaient reçu une peine de 14 ans de réclusion, tandis que Rory Grice avait été condamné à 12 ans pour viol en réunion.

Quelques joueurs n’ont pas contesté leur condamnation

Deux autres coéquipiers présents lors des faits, Chris Farrell et Dylan Hayes, n’ont pas fait appel de leur condamnation initiale. Farrell avait été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et Hayes à deux ans avec sursis.

Le 12 mars 2017, la victime, âgée de 20 ans à l’époque, avait quitté en pleurs un hôtel de Mérignac, après que les Grenoblois ont perdu contre l’Union Bordeaux-Bègles. Dans sa plainte, elle affirme avoir suivi les joueurs de rugby dans une discothèque lors d’une soirée arrosée, sans se souvenir de la suite. Elle dit s’être réveillée le lendemain, nue sur un lit, une béquille introduite dans le vagin, entourée de deux hommes nus et d’autres habillés.

Les enjeux du procès en appel

Neuf ans après les faits, la victime n’a toujours pas surmonté cet événement, selon son avocat, Me Grégoire Mouly, qui a demandé que le procès se tienne à huis clos. Lors de l’enquête et du premier procès, les trois joueurs ont soutenu que la jeune femme était consentante, citant une vidéo filmée par l’un d’eux.

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L’avocate de Coulson, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, a expliqué que tous étaient alcoolisés et qu’aucune contrainte n’avait été exercée, soulignant la complexité du dossier. Elle a jugé la peine de 2024 excessive pour un garçon sans dangerosité. Pour les parties civiles, la vidéo montre la victime dans un état dissociatif, et l’introduction d’objets en elle confirme le viol en réunion, selon Me Gaessy Gros. Les débats se poursuivront jusqu’au 3 avril.

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/