Galthié explique l’absence de célébration du XV de France
Lundi, Midi Olympique proposera une longue interview de Fabien Galthié, qui revient sur le Tournoi des 6 Nations, remporté par la France pour la seconde année de suite. Alors que ses joueurs ont célébré après la pénalité décisive de Thomas Ramos contre l’Angleterre, le sélectionneur est resté impassible, se contentant de saluer son staff. Dans un extrait publié jeudi par Midi Olympique, Galthié décrit les derniers instants du match après la transformation anglaise qui portait le score à 45-46, et explique pourquoi il est resté calme.
Galthié et l’entraînement des scénarios
« À ce moment, nous sommes à 77 minutes et trente secondes de jeu », commence-t-il. « Cela fait sept ans que nous travaillons sur des scénarios similaires à l’entraînement, à ce timing précis : un point d’écart, une décision à prendre. Nous avons déjà rencontré cette situation face à l’Afrique du Sud en 2023 (défaite 28-29, ndlr). Depuis les tribunes, je me demande : ‘Avons-nous appris de nos expériences passées ?’ (…) Matthieu Jalibert perce le rideau anglais, trouve Pierre-Louis Barassi, qui pourrait passer à Théo Attissogbe, seul. Il choisit de garder et nous entrons dans leurs 22 mètres. Pollock commet une première faute en arrachant le ballon à Thibaud Flament alors que notre joueur a les deux genoux au sol. Cette faute n’est pas sifflée, mais nos joueurs ne protestent pas, évitant d’influencer négativement l’arbitre. »
Galthié : vivre le moment en conscience
Galthié poursuit après une pause : « Pollock relance, Théo Attissogbe le contre et nous reprenons la possession. S’ensuit une série de fautes anglaises : hors-jeu, plaquage haut, contact tête contre tête… Trois fois ! C’est alors que je vois Thomas, bras levés, comme un golfeur après un bon coup. Je prends conscience : nous avons réussi un doublé. Gagner le Tournoi est difficile ; le faire deux fois de suite l’est encore plus. Je ne montre pas d’euphorie car je vis l’instant pleinement. Quel bonheur, en y repensant. Je dis souvent à mes joueurs de ne pas trop célébrer les essais en cours de match. L’important est de célébrer à la fin. C’est ce qu’ils ont fait samedi soir. Je les revois au coup de sifflet final, bras levés. » Mais lui est resté sobre.
Source : https://www.rugby365.fr/


