L’Italie, en pleine progression dans le rugby mondial
L’Italie a débuté le Tournoi des 6 Nations avec une victoire contre l’Écosse et un bonus défensif en Irlande. Ces résultats montrent une certaine progression sous la direction de Quesada ces derniers mois. Habituellement associée à la cuillère de bois depuis 2000 (12 en 26 participations), l’équipe commence à changer d’image.
L’engouement autour de l’équipe italienne est sans précédent. Après la victoire des Boks à Turin en novembre, Rassie Erasmus a exprimé son optimisme quant à l’avenir de l’Italie dans le Tournoi. De son côté, Fabien Galthié a loué jeudi dernier le potentiel de l’équipe italienne, la jugeant capable de rivaliser avec les meilleures nations du rugby mondial.
Pour Gonzalo Quesada, ces commentaires sont encourageants. Depuis son arrivée à la tête de l’équipe en janvier 2024, il a souvent fait face aux critiques. Toutefois, les éloges de figures respectées du rugby sont bienvenues. Quesada reste conscient du chemin à parcourir pour atteindre le niveau de l’équipe de France, qu’il considère comme une source d’inspiration.
les progrès notables en défense
Le travail de Quesada a transformé l’équipe, en particulier en défense. Bien que l’Italie ait subi de lourdes défaites par le passé, elle montre désormais plus de résistance, comme le prouvent les récents matchs contre les Boks. L’Italie est désormais plus difficile à manœuvrer, et a renforcé sa stratégie offensive en ajoutant plus de variété dans le jeu.
L’évolution de l’équipe italienne est également visible dans sa capacité à récupérer les ballons en touche et en mêlée. Depuis novembre, l’Italie a montré une grande efficacité lors de ses introductions en mêlée, ce qui représente un atout majeur dans ses performances récentes.
des talents émergents
Longtemps, Sergio Parisse était la figure de proue du rugby italien. Aujourd’hui, Quesada dispose d’un groupe de joueurs talentueux qui s’affirment à leur poste. Bien que les clubs italiens de l’URC rencontrent des difficultés, des individualités comme Ange Capuozzo et Tommaso Menoncello se distinguent par leurs performances.
Les frères Cannone se démarquent en tant que plaqueurs efficaces, tandis qu’Andrea Zambonin s’illustre en alignement. Cependant, l’Italie doit composer sans Juan Ignacio Brex pour le moment.
Le collectif italien prend forme et commence à envisager de meilleures places au classement, eux qui n’ont jamais été au-delà de la quatrième position depuis leur entrée dans le tournoi.
Par Julien Landry
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


