Morgane Bourgeois : « Nous souhaitons tirer parti de l’élan de la Coupe du Monde »

La Fédération française de rugby a récemment annoncé la nomination de François Ratier, actuel entraîneur du Stade bordelais, en tant que sélectionneur du XV de France féminin. Qu’en pensez-vous ?
Je suis contente de cette décision. François Ratier est un entraîneur que nous avons au club depuis deux ans et que je considère comme très compétent. C’est donc une bonne nouvelle pour l’équipe de France. Les rumeurs le désignaient déjà comme favori en raison de son expérience avec les joueuses et sur le plan international. Toutefois, il y avait d’autres candidats intéressants, donc le résultat final était attendu avec impatience.

Un départ programmé

À partir de janvier, il ne sera plus votre entraîneur. Qu’en pensez-vous ?
Oui, c’est le côté moins agréable de cette annonce. C’est dommage pour Bordeaux, mais c’était prévu dans son contrat. Le club saura s’organiser et s’en sortir.

Début de saison mitigé

Comment évaluez-vous le début de saison du Stade bordelais avec deux défaites puis trois victoires ?
Nous avons eu un calendrier difficile en début de championnat avec les deux plus gros matchs au départ (Toulouse et Romagnat). Le retour progressif des internationales après la Coupe du Monde a également compliqué les choses. Cela a conduit à deux défaites, mais nous n’avons pas paniqué. Une fois toutes les joueuses de retour, nous avons pu mieux travailler collectivement, ce qui s’est vu lors des matchs à Lille et Bobigny. Nous avons retrouvé nos automatismes et la confiance.

Continuité personnelle

Contrairement à certaines internationales, vous avez commencé la saison. Pourquoi ce choix ?
C’était une décision personnelle. Ma Coupe du Monde a été particulière et frustrante, et j’avais envie de passer rapidement à autre chose. J’ai choisi de m’impliquer dans un projet que je connais bien et où je m’épanouis. J’ai pris une semaine de vacances après la Coupe du Monde et je prendrai une autre semaine plus tard.

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Enjeux à venir

Le match contre Montpellier, qui vous suit au classement, est important…
Oui, c’est une occasion pour nous de consolider notre place dans le top 3 et de creuser l’écart avec le quatrième. Ce match est crucial dans la course au Top 4 pour obtenir une demi-finale favorable. Il sera également diffusé sur Canal+, une opportunité de montrer au public notre progression depuis notre défaite contre Toulouse.

Développement du rugby féminin

Le championnat féminin semble en plein développement cette saison. Qu’en pensez-vous ?
Les choses s’améliorent. La dynamique de la Coupe du Monde 2025 a été positive. Cependant, il reste du chemin à parcourir pour atteindre l’égalité avec les hommes en termes de médiatisation et de professionnalisation. La diffusion croissante des matchs sur Canal+ rend le championnat plus attractif.

Popularité et médiatisation

Que faudrait-il pour améliorer la popularité du rugby féminin ?
Diffuser plus de matchs serait un bon début. Actuellement, les gens ont du mal à suivre et comprendre notre championnat. Diffuser un match de temps en temps aide, mais ne permet pas de saisir tous les enjeux. Une diffusion régulière pourrait changer la perception du rugby féminin.

Retour sur le Mondial anglais

Quels souvenirs gardez-vous de ce Mondial en Angleterre ?
C’était frustrant car notre génération possède des qualités individuelles remarquables. Cependant, nous avons eu du mal à former un collectif solide. Nous avons échoué en demi-finale et perdu la petite finale, ce qui est décevant.

Évolution personnelle

Vous êtes maintenant fixée à l’arrière après avoir joué à l’ouverture…
Oui, je suis maintenant définitivement installée à l’arrière. Cela fait deux ans que je ne joue plus au poste de numéro 10. Je me concentre sur le poste d’arrière pour le maîtriser pleinement.

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Vous avez aussi entamé des études de journalisme. Où en êtes-vous ?
Je suis en deuxième année de master à l’ISFJ de Bordeaux après une licence STAPS. Le journalisme sportif m’intéresse car cela me permettrait de rester dans le milieu sportif tout en partageant ma passion autrement.

Votre agenda doit être bien rempli…
Oui, c’est certain ! Je jongle entre mes études, mon stage et le rugby. Heureusement, mes tuteurs sont compréhensifs si jamais cela devient trop. Actuellement, le rugby reste ma priorité.

Source : https://www.rugby365.fr/