Depuis 26 ans, Harry Potter, rugbyman australien, vit avec un nom célèbre avant de jouer contre les Bleus
Pour clore sa tournée d’automne face à l’Australie, le XV de France rencontrera l’ailier Harry Potter (26 ans), qui partage quelques similitudes avec le célèbre personnage de fiction.
Quand son nom sera annoncé au Stade de France, cela pourrait intriguer le public. Cependant, ils ne verront pas un jeune homme avec des lunettes rondes, une cicatrice en forme d’éclair, vêtu d’une cape et tenant une baguette magique. Au lieu de cela, ils découvriront un athlète de 95 kg mesurant 1,85 m. Ce samedi à 21h10, Harry Potter jouera en tant qu’ailier pour l’Australie contre la France lors du dernier test-match de la tournée d’été, bien éloigné du fameux sorcier.
Un nom qui suscite des jeux de mots
Le joueur de la Western Force (qui rejoindra les Waratahs en 2026) a quelques points communs avec le personnage fictif. Né en 1997 à Londres, la même année que le premier livre de la saga de J.K. Rowling, ses parents ont choisi ce prénom banal sans penser au futur succès littéraire. Les blagues sur son nom ont suivi le succès de la série.
Après avoir déménagé en Australie à Melbourne à l’âge de onze ans, Harry Potter a poursuivi sa carrière à l’université de Sydney et a signé avec les Melbourne Rebels. En manque de temps de jeu, il a rejoint les Leicester Tigers (2020-2023) en Angleterre pour suivre son entraîneur Rob Taylor, décrochant un titre de champion d’Angleterre en 2022. Ses performances ont attiré l’attention d’Eddie Jones, le sélectionneur de l’Angleterre.
Un wallaby nommé Harry
Potter a préféré l’Australie pour sa carrière internationale, rendant ainsi impossible une sélection s’il jouait à l’étranger. Il a fait ses débuts contre l’Écosse en novembre 2024 à Édimbourg, ravivant les blagues sur son nom célèbre.
Les médias australiens avaient plaisanté en reprenant une phrase célèbre de l’œuvre : « Tu es un wallaby, Harry ». Les jeux de mots ont continué, et le joueur avouait l’an dernier que c’était un défi pour les journalistes de trouver une nouvelle blague originale. « Cela fait 26 ans que ça dure, c’est plutôt amusant », disait-il, reconnaissant la difficulté de trouver du neuf.
Le Mondial 2027 comme tremplin?
Il a également pris avec humour les plaisanteries de ses coéquipiers à la Western Force. Bien qu’il ait envisagé de changer de prénom pour éviter d’être comparé à Daniel Radcliffe, l’acteur des films, il a finalement accepté cette notoriété.
Sur le terrain, ses performances lui ont valu la confiance du sélectionneur Joe Schmidt, qui le soutient depuis un an. Même après une défaite contre l’Angleterre (25-7), Schmidt avait salué son essai et sa performance. Le prochain entraîneur, Les Kiss, pourrait l’intégrer pour la Coupe du monde 2027 en Australie, ce qui relancerait sûrement les jeux de mots.
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


