Galthié déplore l’accès limité aux joueurs du XV de France
Fabien Galthié a souhaité transmettre un message. Ce samedi, sur la pelouse du Stade Atlantique de Bordeaux, le XV de France a eu du mal à s’imposer face aux Fidji lors de son deuxième match de la tournée d’automne. Cette rencontre a mis en lumière certaines difficultés physiques des internationaux français face aux joueurs du Pacifique. En conférence de presse après le match, le sélectionneur a tenu à souligner que son staff doit faire face à certaines contraintes. « Ce n’est pas nous qui gérons la préparation des joueurs, a expliqué Fabien Galthié. Leur suivi quotidien, leur condition physique, et leur charge de travail sont principalement gérés par leurs clubs. »
Galthié évoque un besoin de temps et de matchs
En précisant qu’il ne dispose que de « trois semaines d’entraînement » avec son équipe, l’ancien demi de mêlée décrit un programme « très structuré » lors des regroupements. Durant cette période, l’entraînement physique et technique ne sont jamais totalement séparés afin de simuler les conditions du haut niveau. L’objectif est de les préparer progressivement aux intensités des matchs internationaux. Cependant, cela ne permet pas de créer des automatismes comme peuvent le faire les sélections de l’Hémisphère Sud, qui bénéficient de plusieurs semaines de préparation avant leurs déplacements en Europe. « Nous avons besoin de temps, de matchs, et d’expériences communes pour développer des réflexes partagés », a-t-il confié.
Un déséquilibre souligné par Galthié
« Jouer ensemble signifie faire face à des moments de stress, d’incertitude, voire de précarité, et apprendre à s’adapter collectivement », a ajouté Galthié. « C’est ainsi que la cohésion se forme. » Il a également noté que son équipe n’a que « trois rencontres pour construire sa dynamique », alors que « d’autres nations auront disputé cinq matchs pendant cette même période ». Cela suggère que le sélectionneur aimerait voir des ajustements qui bénéficieraient au XV de France, pour réduire l’écart avec d’autres équipes. Ce message pourrait trouver un écho favorable auprès des clubs.
Source : https://www.rugby365.fr/


