L’Angleterre rompt sa mauvaise passe face aux All Blacks en tournée d’automne
Une attente enfin comblée pour l’Angleterre. Six ans après sa dernière victoire lors de la demi-finale de la Coupe du Monde 2019 au Japon et treize ans après un succès à Twickenham, le XV de la Rose a pris le dessus sur la Nouvelle-Zélande à domicile. La rencontre a été marquée par une grande intensité. Après le Kapa O Pango, le public londonien a répondu par le chant « Swing Low, Sweet Chariot ». L’Angleterre a tenté de contrôler le ballon face à des All Blacks misant sur le jeu au pied pour déstabiliser la défense anglaise. Le match a véritablement pris son envol après un quart d’heure. Suite à un 50-22 de Beauden Barrett, la défense anglaise a commis une faute.
L’attaque anglaise a ensuite réussi à créer un décalage sur la première mêlée. Après avoir avancé sur le terrain, Leicester Fainga’anuku a su utiliser sa puissance. L’ancien joueur de Toulon a récupéré le ballon dans un ruck et a percé la défense anglaise pour le premier essai. Les Néo-Zélandais ont confirmé leur avantage quatre minutes plus tard. Placé en position d’ailier après une course de Will Jordan, Codie Taylor a trompé les défenseurs anglais avec un crochet pour inscrire un deuxième essai, transformé par Beauden Barrett. Peu après, Freddie Steward a été remplacé par Marcus Smith en raison d’un saignement. L’Angleterre a réagi un quart d’heure avant la mi-temps.
Les All Blacks prennent un bon départ
Ollie Lawrence, décalé par George Ford en sortie de mêlée, a esquivé Leroy Carter puis Beauden Barrett pour inscrire un essai. Les All Blacks ont ensuite tenté d’aggraver le score avant la pause, mais ont été freinés par une défense anglaise concentrée. L’Angleterre, après avoir résisté, a saisi ses opportunités offensives. George Ford, opportuniste, a réussi deux drops en deux minutes, réduisant l’écart à un point avant la mi-temps. Les All Blacks ont montré des signes de faiblesse en début de seconde période. Codie Taylor a reçu un carton jaune pour une faute cynique.
Avec un joueur en plus, les Anglais ont intensifié le jeu et Sam Underhill a concrétisé cette dynamique. Après une action près de la ligne, le troisième-ligne a trouvé une brèche dans la défense néo-zélandaise, permettant à l’Angleterre de prendre l’avantage pour la première fois. Peu avant le retour à égalité numérique, l’Angleterre pensait avoir marqué à nouveau grâce à George Ford, mais l’essai a été annulé pour hors-jeu. Ce n’était qu’une question de temps pour les joueurs de Steve Borthwick. Cinq minutes plus tard, sur un 50-22 de Ford, Fraser Dingwall a électrisé Twickenham. Suite à une touche, Ollie Lawrence a lancé son coéquipier.
L’Angleterre s’affirme après la pause
Avec une accélération, le centre a marqué, offrant à son équipe un avantage de treize points à 25 minutes de la fin. Scott Robertson a alors fait appel à son banc, mais l’Angleterre a répliqué avec sa propre « pom squad ». Le match a failli basculer dans le dernier quart d’heure lorsque Ben Earl a reçu un carton jaune pour avoir écroulé un maul. Les All Blacks ont alors réduit l’écart grâce à Will Jordan, qui, décalé par Damian McKenzie, a inscrit son 45ème essai à l’international. Cependant, les All Blacks ont manqué d’efficacité pour exploiter pleinement cette supériorité numérique.
Le dénouement s’est joué à cinq minutes du terme. Après une nouvelle faute néo-zélandaise en touche, George Ford a inscrit une pénalité, mettant l’Angleterre à l’abri. Le succès anglais s’est amplifié grâce à Tom Roebuck, qui a profité d’une erreur de transmission des All Blacks et de l’initiative d’Henry Pollock pour sceller le score. Roebuck a aplati en coin, garantissant une victoire nette (33-19). L’Angleterre vise désormais un sans-faute en affrontant l’Argentine la semaine prochaine. Les All Blacks, eux, devront se ressaisir lors de leur prochain match au pays de Galles.
Source : https://www.rugby365.fr/


