Rassie Erasmus annonce un duel prometteur entre la France et l’Afrique du Sud

À l’approche du match entre les Bleus et les Springboks, le manager sud-africain Rassie Erasmus a pris la parole en conférence de presse. Il a évoqué les souvenirs de 2023, les jeux psychologiques, et le style de jeu français.

Les souvenirs du Stade de France

Lors de votre dernière visite ici, vous avez remporté la finale de la Coupe du Monde 2023 contre la Nouvelle-Zélande. Cela influence-t-il votre préparation ?

Nous avons gagné nos trois matchs de phase finale par un point. Revoir ces matchs est émotionnellement intense, je vérifie parfois mon rythme cardiaque pendant les rencontres. Tout le monde rêve de jouer ces matchs, et le Stade de France est un lieu emblématique où nous avons bien performé. L’excitation est partagée par les joueurs et les supporters français également.

Ambiance au Stade de France

Vous avez un bon historique de victoires ici, cela vous met-il en confiance ?

Le stade reste le même partout, mais ce sont les supporters qui comptent. Nous voulons offrir du beau rugby sans nous focaliser sur l’histoire. Avec les deux équipes, le spectacle sera au rendez-vous. Les joueurs sont moins connus et difficiles à analyser, mais l’anticipation d’un match intense est bien là.

Un match sous haute tension

Avez-vous revu le quart de finale de 2023 récemment ?

J’ai regardé, mais j’ai évité les sept dernières minutes, trop stressantes.

L’importance des supporters

Fabien Galthié a limité l’accès des médias aux entraînements après des accusations d’espionnage. Avez-vous cherché à jouer sur le mental en publiant la composition des Bleus avant eux ?

A lire aussi :  Équipe de France : 19 joueurs mis au repos ce week-end

Pas du tout. Je connais bien Fabien Galthié, et publier une équipe probable sur les réseaux sociaux était simplement pour informer nos supporters. Ce que les Français font à l’entraînement n’influence pas notre préparation.

Anticipation des compositions

La transparence de Fabien Galthié change-t-elle quelque chose pour vous ?

Les joueurs s’entraînent avec des chasubles numérotées, ce qui permet de deviner l’équipe. Partager cette information est avant tout une communication pour nos supporters.

Le respect mutuel

Que pensez-vous du rugby français ?

J’ai grandi admirant les Bleus. Philippe Sella, Serge Blanco, Laurent Cabannes… Ils ont toujours joué un rugby admirable. Malgré la rivalité, il y a un profond respect pour leur style de jeu.

Similitudes dans le jeu

Les deux équipes partagent-elles des similarités dans leur approche physique du jeu ?

Les Français défendent les mauls par la force plutôt que la technique. Ils apprécient les mêlées et le défi physique, une approche que nous partageons. Ils sont aussi robustes que nous, et leur style de jeu est admirable.

Choix de l’équipe et capitanat

La sélection de votre groupe de 23 a-t-elle été difficile ?

Oui, avec beaucoup de joueurs performants. L’équipe est alignée avec notre plan, et nous devons obtenir un bon résultat contre une équipe solide dans un environnement difficile.

Siya Kolisi va atteindre 100 sélections. Que cela représente-t-il ?

Il fait partie des neuf joueurs à atteindre ce cap. Capitaine à 25 ans, il joue encore un rugby exceptionnel à 35 ans. Nous sommes fiers de lui, mais cela ne doit pas éclipser le match.

A lire aussi :  Bilan du XV de France : Performances et Déceptions du Tournoi des 6 Nations 2026

Enjeux autour d’Asenathi Ntlabakanye

La sélection d’Asenathi Ntlabakanye malgré des accusations de dopage fait débat. Qu’en pensez-vous ?

Il n’a pas été reconnu coupable ni suspendu, et les protocoles autorisent sa participation. Initialement, nous ne l’avons pas sélectionné pour des raisons émotionnelles, mais avec des blessures, il est devenu nécessaire. Si cela suscite des discussions, c’est compréhensible, mais nous restons fidèles à nos principes.

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/