Romain Ntamack admet ne pas être à son meilleur niveau après ses soucis physiques

Après une saison marquée par des douleurs au genou et une opération estivale, le demi d’ouverture du XV de France et du Stade Toulousain se sent enfin libéré et prêt à retrouver son niveau. Il revient sur ces mois difficiles, sa soif de titres avec Toulouse et la Coupe du monde 2027 en Australie.

Opération et rééducation

Votre santé a beaucoup fait parler récemment. Pouvez-vous nous expliquer votre opération et comment ça s’est passé ?

J’ai subi une opération juste après la finale. C’était un choix de ma part pour ne pas être gêné lors de la reprise. Il s’agissait d’un nettoyage du genou, une arthroscopie pour retirer des fragments de cartilage qui m’ont gêné toute la saison dernière. Cela a souvent provoqué des gonflements du genou, limitant ma flexion et nécessitant un bandage, ce qui était frustrant. Malgré un Bouclier à la fin, ce n’est pas une saison que je retiendrais. J’espère que ces soucis sont derrière moi et que je pourrai retrouver mon plein potentiel physique.

Quand avez-vous repris l’entraînement et était-ce aménagé ?

Oui, ma reprise a été un peu aménagée. J’ai repris une semaine après le groupe. Après l’opération, je suis allé au CERS à Cabreton pour ma rééducation. J’ai rapidement commencé la rééducation et un peu de préparation physique, même si c’était léger. Dans l’ensemble, j’ai tout fait pour bien reprendre sans aménagement particulier à ma reprise.

Retour à la compétition

Qu’est-ce qui a changé pour vous physiquement par rapport à la saison dernière ?

Mon genou ne me gêne plus. Je n’ai plus les craquements ni les gonflements après des séances intenses. Mentalement, c’était lourd à supporter, mais cela semble derrière moi. Sur le terrain, je me sens bien, plus libéré, et j’espère que les performances suivront.

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Plus de gros bandage sur le genou ?

Oui, ne plus avoir à bander le genou avant chaque match de haut niveau est un soulagement. J’attendais cette opération pour être tranquille.

Objectifs et titres

Comment vivez-vous l’enchaînement des titres ?

C’est notre façon de vivre et de faire. Le club se renouvelle constamment et les joueurs ont une soif de titres. Perdre est frustrant, et cela nous pousse à toujours vouloir gagner. Tant que nous sommes capables de remporter des titres, nous devons en profiter.

Quel est votre moteur pour égaler ou dépasser les performances des années 90 ?

Nous en avons parlé comme un objectif. Mais nous sommes en début de saison, nous en discuterons sérieusement à mesure que la saison avancera et lors des phases finales.

Vision pour l’avenir

Pensez-vous à découvrir un autre environnement, un autre championnat ?

J’y pense parfois, mais quitter le Stade Toulousain n’est pas simple. Une expérience à l’étranger serait intéressante, mais ce n’est pas encore d’actualité. Je veux d’abord profiter de ce que le club peut offrir.

Coupe du monde 2027

Comment voyez-vous l’équipe de France sur la scène mondiale ?

L’équipe est à sa place. Le classement mondial est serré, et les matchs contre les grandes nations montrent que le niveau est proche. Nous avons hâte de nous mesurer aux meilleures équipes.

Pensez-vous que la Coupe du monde 2027 sera une opportunité à ne pas manquer ?

Pour beaucoup de joueurs de notre génération, ce sera la dernière chance de remporter la Coupe du monde. Cela reste un objectif majeur, mais il y a beaucoup de choses à accomplir avant.

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