Laura Di Muzio souligne le décalage du rugby féminin en France

Laura Di Muzio et son regard sur le rugby féminin français

Consultante lors de la Coupe du monde pour TF1, Laura Di Muzio a partagé sur RMC Sport son point de vue sur l’évolution du rugby féminin en France. En tant que présidente du Stade Villeneuvois (Élite 1) et ancienne internationale, elle reconnaît les progrès réalisés mais souligne le retard par rapport à l’Angleterre, qui a déjà adopté le professionnalisme.

Une pionnière du rugby féminin

Laura Di Muzio, ancienne joueuse internationale, s’est toujours investie dans l’essor du rugby féminin. En tant que dirigeante du Stade Villeneuvois, elle cherche à rivaliser avec les grands clubs tout en améliorant les conditions des joueuses de haut niveau, qui sont majoritairement amateures, sauf pour les internationales du XV de France.

Initiatives pour le développement

Il y a deux ans, Laura Di Muzio a introduit des contrats à durée déterminée pour certaines de ses joueuses, une première en France. Bien qu’elle considère cette initiative comme précaire, elle continue d’œuvrer pour le développement du rugby féminin, en partageant ses observations sur RMC Sport.

La Coupe du monde 2025 : un tournant?

La prochaine Coupe du monde est perçue comme un événement majeur, avec des records de ventes de billets en perspective. La finale à Twickenham se jouera à guichets fermés, et il y a un engouement médiatique sans précédent. Cela pourrait transformer la visibilité du rugby féminin, notamment en Europe.

L’impact de la Coupe du monde

Chaque édition de la Coupe du monde apporte son lot de changements. En 2014, l’événement avait déjà eu un impact notable en France. Aujourd’hui, la médiatisation, les nouvelles compétitions et le rôle des joueuses comme ambassadrices, notamment grâce aux Jeux olympiques, ajoutent une dimension particulière à cette édition, organisée en Angleterre.

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Les défis du développement du rugby féminin

Le format du tournoi est passé de 12 à 16 équipes, ce qui suscite des inquiétudes sur l’intérêt sportif. World Rugby souhaite étendre la discipline, mais les équipes récemment qualifiées sont en difficulté. Pourtant, certaines nations comme le Canada et l’Irlande progressent et se rapprochent du niveau des meilleures équipes.

Les Anglaises en pôle position

Les Anglaises, grandes favorites, n’ont pas perdu un match depuis la dernière Coupe du monde. Les Françaises pourraient les affronter en demi-finale, avec l’espoir de créer la surprise. Pour cela, elles devront réaliser un match sans faute, surtout en défense.

Le chemin vers le professionnalisme

En France, le passage à la compétition domestique est un point faible comparé à l’Angleterre, qui a professionnalisé son championnat. Pour combler ce retard, il est crucial de développer l’Élite 1 et de préparer les joueuses pour le niveau international.

Une structuration nécessaire

La structuration des clubs est essentielle pour offrir de meilleures conditions aux joueuses. Le Stade Villeneuvois a mis en place des CDD pour certaines joueuses, mais cela reste insuffisant pour envisager une carrière sportive à plein temps. Un soutien accru de la fédération et des initiatives comme la collaboration avec Canal+ sont des étapes importantes.

Un avenir prometteur?

Malgré les défis, il y a une dynamique positive autour du rugby féminin. Le nombre de licenciées augmente et l’exposition médiatique s’améliore. Des joueuses étrangères rejoignent le championnat, ce qui est un bon signe. Toutefois, il est crucial de structurer le cadre pour pérenniser cet engouement.

Source : https://rmcsport.bfmtv.com/

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