Fainga’anuku rentre sans pouvoir rejouer avec les All Blacks

Leicester Fainga’anuku est rentré en Nouvelle-Zélande avec un objectif précis : rejouer pour les All Blacks. Cependant, le calendrier ne joue pas en sa faveur. Après deux bonnes saisons à Toulon et une forte envie de retrouver la sélection, l’ailier devra patienter. Les règles actuelles, rigides, ne lui sont pas favorables.

Restrictions du Top 14 et les All Blacks

Il est désormais certain : Fainga’anuku ne participera pas au Rugby Championship 2025. Après son retour au pays suite à son passage au RC Toulon, il espérait réintégrer l’équipe néo-zélandaise pour cette compétition entre la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Argentine. Cependant, la fédération a été catégorique : il n’est pas éligible.

Pourquoi cette décision ?

Il est parti à l’étranger prématurément. En signant à Toulon à 24 ans, après quelques saisons seulement avec les Crusaders, il n’a pas respecté la période de service national « implicite » que New Zealand Rugby attend de ses joueurs. Selon ces règles, un joueur qui s’expatrie jeune ne peut pas revenir et prétendre à une place chez les All Blacks, même s’il s’appelle Fainga’anuku.

La fédération reste stricte

En écartant Fainga’anuku, la fédération envoie un message clair : aucun passe-droit ne sera accordé. L’objectif est d’empêcher les jeunes talents de partir trop tôt vers des contrats lucratifs à l’étranger en pensant pouvoir revenir ensuite. Le cas de Fainga’anuku est donc révélateur.

Des exceptions possibles ?

Bien que certains espéraient une exception en raison de son niveau, de son expérience et des besoins potentiels dans la ligne de trois-quarts, la réponse reste négative. La seule situation qui pourrait changer cela serait une série de blessures dans l’effectif néo-zélandais. Sinon, il devra attendre.

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Transformation à Toulon

Durant ses deux saisons dans le Var, Fainga’anuku a progressé, pas uniquement sur le plan sportif. Il est devenu père, a découvert un nouveau rugby, une nouvelle culture, une nouvelle vie. Sportivement, il s’est transformé : passant de l’aile à des postes comme centre, voire même troisième ligne lors de certains matchs. Un joueur plus complet, plus mature, et toujours performant.

Il a laissé une impression positive à Toulon, avec ses courses incisives, son engagement total et sa polyvalence. Dans une interview avec le podcast DSPN, il parle de cette période marquante :

Le rugby français l’a positivement influencé. Et il exprime clairement : si la famille n’était pas un facteur, il aurait peut-être prolongé son séjour.

Un retour motivé par le cœur, mais un rêve persistant

Son retour en Nouvelle-Zélande était avant tout un choix personnel. Il le dit sans détour :

Mais sportivement, Fainga’anuku n’a jamais abandonné son objectif. Il souhaite rejouer avec les All Blacks, surtout pour être présent en 2027 pour la Coupe du monde en Australie. Pour cela, il enchaînera les matchs avec Tasman Mako dès la fin du mois, avant de retrouver les Crusaders en 2026.

Il aborde les choses avec calme et patience.

Une opportunité fermée mais non annulée

La situation est claire : Fainga’anuku garde de la valeur aux yeux de l’encadrement néo-zélandais, mais il doit d’abord prouver son mérite. Les règles sont en place, et il n’existe pas de raccourci. Scott Robertson (le sélectionneur des Blacks) et la fédération le maintiennent à distance… pour l’instant.

Mais s’il performe en NPC, puis en Super Rugby, son nom reviendra sans doute dans les discussions. À 25 ans, le temps est encore de son côté. Le maillot noir reste dans ses pensées.

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Source principale : Rugbyrama

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