Perpignan – Stade Français : Paris peut-il empêcher la relégation du club ?

On dit souvent que les machines manquent de sensibilité. Pourtant, du côté de la Ligue nationale de rugby (LNR) et de la Ligue de football professionnel (LFP), un soupçon de satisfaction pourrait se lire. L’arrivée prochaine du Paris FC en Ligue 1, avec un partage du stade Jean-Bouin avec le Stade Français, laissait présager des complications organisationnelles.

Néanmoins, la situation pourrait s’éclaircir si le Stade Français se retrouve en Pro D2, affrontant Mont-de-Marsan ou Oyonnax les jeudis soir en 2025-2026. Actuellement, à quatre journées de la fin de la saison régulière, le club est 12e, juste un point devant Vannes, et à égalité avec le barragiste, Perpignan. Le match à venir contre l’Usap à Aimé-Giral s’annonce crucial.

Des erreurs accumulées ?

Ce discours récurrent précède chaque match, notamment celui contre le Racing 92 il y a deux semaines. Ce derby était censé être un tournant, mais s’est soldé par un lourd revers de 49 points. À Montpellier également, le Stade Français a laissé filer une avance de 26 points pour finalement perdre 38-32.

Le Stade Français, qui était proche de la lutte pour le Bouclier de Brennus un an plus tôt, vit une saison 2024-2025 difficile, classé 12e en attaque et 13e en défense du Top 14. Rémy Martin, ancien joueur du club, rappelle que d’autres grands clubs comme Toulouse ou Montpellier ont aussi connu des périodes compliquées.

Un manque de cohésion

Les problèmes semblent plus profonds qu’une simple spirale négative. Des recrues coûteuses, comme Yoann Tanga et Louis Carbonel, n’ont pas apporté les résultats espérés. Les cadres comme Sekou Macalou ont été moins performants, et les changements de staff ont créé plus de confusion que de stabilité. Hans-Peter Wild, propriétaire du club, a reconnu que l’arrivée de certains entraîneurs était une erreur.

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Besoin de prise de conscience

Sylvain Marconnet, ancien pilier du club, évoque une accumulation de facteurs. Les départs non compensés de certains joueurs ont affaibli l’équipe. Des tensions entre joueurs et entraîneurs ont également pesé. Marconnet souligne qu’il y a probablement des aspects méconnus du grand public.

Le club, contacté, n’a pas souhaité commenter, et des anciens joueurs comme Giorgi Tsutskiridze préfèrent rester discrets, exprimant leur confiance en l’institution malgré les difficultés actuelles.

Un défi à relever

Les prochaines rencontres, notamment à Perpignan et Clermont, seront déterminantes pour l’avenir du club. Avec un seul point obtenu à l’extérieur cette saison, l’optimisme est mesuré. Jouer à Aimé-Giral, face à une équipe de Perpignan aguerrie à ce type de match, s’annonce compliqué.

Mathieu Blin, ancien talonneur, a sollicité les anciens du club pour encourager les joueurs actuels à prendre conscience de l’importance du club. Rémy Martin a partagé son attachement au Stade Français et espère que l’équipe trouvera la motivation nécessaire pour éviter une descente en Pro D2.

Lester Etien, joueur depuis 2018, ressent une pression positive. Conscient de l’enjeu, il affirme que l’équipe est capable de gagner à Perpignan. Cependant, comme le rappelle l’expérience, entre ambition et réalisation, il y a souvent un fossé.

Source : https://www.20minutes.fr/