L’année dernière, j’ai choisi le Hellfest plutôt que le Capitole : Dorian Aldegheri, pilier toulousain passionné de Harley et de métal
À 31 ans, Dorian Aldegheri, pilier international du Stade Toulousain, est reconnu pour ses performances mais reste discret dans les médias. Quatre fois champion de France et deux fois champion d’Europe, il a récemment remporté le Tournoi des 6 Nations avec les Bleus. Préférant la simplicité, Aldegheri se décrit comme un joueur « à l’ancienne », plus à l’aise sur le terrain ou lors de road-trips à moto. Avant d’affronter Sale en huitième de finale de Champions Cup, découvrons un joueur singulier, connu pour sa joie de vivre.
La discrétion d’un joueur
On ne vous voit pas souvent dans les médias. Pourquoi cette discrétion?
Je suis de nature plutôt timide et je préfère rester en retrait. Je me concentre sur mon rôle au sein de l’équipe sans chercher à me mettre en avant. Cela m’évite de ressentir une pression supplémentaire ou de trop réfléchir à mes actions. Je préfère donc rester discret et me focaliser sur le week-end de match.
Comprendre le rôle de l’image
Êtes-vous conscient de l’importance de l’image pour un joueur de rugby aujourd’hui?
Oui, je sais que les gens aiment connaître notre personnalité, mais je ne suis pas très à l’aise avec ça. Certains, comme Romain Ntamack ou Antoine Dupont, excellent dans cet aspect et c’est formidable pour eux, car cela inspire la nouvelle génération.
Relation avec des coéquipiers
Vous êtes proche de Cyril Baille et Julien Marchand. Parlez-vous de communication avec eux?
Non, pas vraiment. Je préfère suivre ma propre voie. J’ai des passions qui ne sont pas partagées par tout le monde dans l’équipe, comme la moto et la musique métal. J’ai un compte Instagram, mais je l’utilise surtout pour regarder des motos.
Une carrière bien remplie
À 31 ans, vous avez joué plus de 200 matchs avec le Stade Toulousain. Comment vivez-vous cela?
Je ne suis pas très attentif aux chiffres. On joue ensemble depuis longtemps, et cela semble naturel. C’est comme si rien n’avait changé, car l’équipe est restée la même.
Fierté et pression
Cette saison, vous enchaînez votre 20e titularisation en Champions Cup. Est-ce une fierté?
Oui, bien sûr. C’est gratifiant de savoir que les entraîneurs me font confiance. Cela me met une certaine pression, car je veux leur rendre confiance sur le terrain.
L’expérience et la pression
Avec l’expérience, ressentez-vous moins de pression?
La pression est toujours là. Elle est nécessaire pour rester concentré et performant. Avant, je dormais mal avant les matchs à cause du stress, mais cela s’est un peu atténué avec le temps.
Que vous a apporté le titre dans le Tournoi?
C’était une expérience incroyable. La pression est intense, mais une fois que c’est terminé, on réalise à quel point c’était exceptionnel. De retour en club, il faut vite se recentrer car le Top 14 reprend rapidement.
Souvenirs de la Coupe du monde
Rêvez-vous d’une revanche en Australie après le quart de finale contre l’Afrique du Sud?
Je prends les choses comme elles viennent. Bien sûr, la défaite est marquante, mais je préfère me concentrer sur le présent et les performances avec mon club.
Passions en dehors du rugby
Vous vous voyez jouer jusqu’à quel âge?
Je ne me projette pas trop loin. Peut-être que l’année prochaine, je serai dans mon garage à réparer des motos ou vendre des salades au marché (rires)!
La moto, une passion
Vous aimez la moto. Envisagez-vous de vous y consacrer davantage après votre carrière?
C’est une passion, j’adore bricoler et rouler, notamment avec ma Harley « Shovel » de 1976. L’année dernière, j’ai fait un road-trip en Espagne avec d’autres passionnés, une expérience unique.
La musique, une autre passion
L’année dernière, vous avez choisi le Hellfest plutôt que de fêter le titre au Capitole. Pourquoi?
J’aime vivre des expériences différentes. Aller au Hellfest était incroyable, voir Metallica juste après la finale, c’était exceptionnel. Même si j’ai ressenti un pincement en quittant l’équipe, c’était une opportunité à ne pas manquer.
Comment ont réagi vos coéquipiers?
Ils m’ont trouvé un peu fou, mais cela fait partie de ma personnalité. Il faut parfois oser sortir du cadre habituel.
Source : https://rmcsport.bfmtv.com/


